Pour ne pas voir des milliers de Carnoules

Plutôt qu’un long discours, à travers quelques photos de ce qu’est devenu aujourd’hui le site de Carnoules (dans le Gard, sur la commune de St Sébastien d’Aigrefeuille),  je vous laisse juger par vous-même d’une des conséquences que pourrait engendrer l’exploitation des gaz de schiste sur certains forages, et ce, avec ou sans fracturation hydraulique…. Pour plus d’informations, merci de vous référer à la page accueil de ce blog. Alors, bon voyage dans le futur monde merveilleux de l’exploitation des gaz de schistes ???

Les photographies ci-dessous ont été prises sur la rivière Reigous, entre le barrage stockant les déchets miniers et la confluence du Reigous avec l’Amous. Les processus impliqués étant relativement complexes et nombreux, les différentes photos sont donc difficilement légendables.

Carnoules et gaz de schistePhoto 1 : prise juste en aval du barrage (le lieu ou a été prise cette photo est aujourd’hui partiellement détruit).

Carnoules et gaz de schistePhoto 2 : sur le Reigous.

Carnoules et gaz de schistePhoto 3 : prise sur le Reigous.

Carnoules et gaz de schistePhoto 4 : sur le Reigous.

Carnoules et gaz de schistePhoto 5 : stromatolites, à proximité du barrage (le lieu ou a été prise cette photo est aujourd’hui partiellement détruit).

Carnoules et gaz de schistePhoto 6 : sur le Reigous.

Carnoules et gaz de schistePhoto 7 : stromatolites à proximité du barrage (le lieu ou a été prise cette photo est aujourd’hui partiellement détruit).

Carnoules et gaz de schistePhoto 8 : pont sur le Reigous, juste en amont de sa confluence avec l’Amous.

Carnoules et gaz de schistePhoto 9 : sur le Reigous.

Carnoules et gaz de schistePhoto 10 : sur le Reigous, feuille d’érable sycomore prise dans une gangue d’arsenic.

Carnoules et gaz de schistePhoto 11 : stromatolites à proximité du barrage (le lieu ou a été prise cette photo est aujourd’hui partiellement détruit).

Carnoules et gaz de schistePhoto 12 : sur le Reigous.

Carnoules et gaz de schistePhoto 13 : sur le Reigous.

Carnoules et gaz de schistePhoto 14 : sur le Reigous.

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5 Commentaires

  1. Les photos sont tellement belles que l’on oublie la catastrophe… Une légende explicative ajoutée à chacune serait peut-être utile ?

  2. Je rebondis sur l’avis de Françoise : si je partage ces photos, j’aurai du mal à faire comprendre ce qu’elles représentent, de quoi il s’agit. Un commentaire d’une ligne seulement sur chaque photo permettrait de mieux comprendre …

  3. En quoi l’exploitation d’une mine de plombs argentifère du 19° siècle au 20°siècle a un rapport quelconque avec l’exploitation de gaz ou pétrole issue de roche primaires?
    Les photo correspondent à des algues et microorganismes adaptés au pH acide de l’eau qui donnent l’aspect irisée de l’eau et parfois la couleur blanchâtre..Les dépôts blanchâtre à couleur rouille sont des concrétion d’oxydes métalliques de fer qui précipitent. Cette précipitation est accélérée par les microorganismes et algues qui sont sur les photos.

  4. Bonjour,

    La réponse est dans la conférence en ligne de de Séverin Pistre et Michel Séranne :
    http://www.webtv.univ-montp2.fr/6209/gaz-de-schiste-dans-le-sud-de-la-france/
    Ou bien dans le texte de la page d’accueil du présent blog :
    « 3. Compte tenu de la nature des terrains qui seront rencontrées dans un grand nombre de forages, les déblais issus des forages contiendront de multiples éléments toxiques (éléments radioactifs, métaux lourds, arsenic etc.), et, une fois remontés à la surface deviendront instables (sous les actions conjuguées de l’eau et de l’oxygène) et formeront des lixiviats particulièrement toxiques ;
    4. Piégés depuis très longtemps dans les couches exploitées, des liquides dits « résidents » seront alors également remobilisés. Tout comme les déblais des forages, ces liquides résidents sont naturellement riches en divers éléments toxiques qui deviennent très instables une fois remontés à la surface.
    Ces déblais et ces liquides enrichis en éléments toxiques instables, seront de nature comparable aux déchets miniers de l’ancien site de Carnoules, dans le Gard. Les mines (Plomb-Zinc) de Carnoules, dont l’exploitation a définitivement cessé en 1962, ont laissé pour héritage une importante quantité de déchets miniers qui ont été stockés derrière une sorte d’imposant barrage en béton. Une nappe d’eau s’est installée dans ces déblais stockés derrière ce barrage, entraînant une lente lixiviation des déchets miniers et générant ainsi à son exutoire des eaux très riches en sulfates et en métaux lourds (arsenic, plomb, cadmium, cuivre, zinc et fer) et très acides. A la sortie du stérile, les eaux (qui forment celles du ruisseau Reigous) ont un pH pouvant être inférieur à 2 (plus acide que le vinaigre) et des concentrations en arsenic pouvant dépasser les 300 mg/l (soit 3000 fois la norme française de potabilité de l’eau). Jusqu’à sa confluence avec l’Amous (qui lui se jette dans le Gardon) 2 km en aval du stérile, le Réigous est un ruisseau où la vie ne s’y développe presque que sous des formes très particulières telles que les bactéries de type stromatolithique (bactéries primaires, formant des concrétions). En aval de sa confluence avec l’Amous, l’écosystème est toujours fortement perturbé sur plusieurs kilomètres, et cette pollution est décelée jusque dans la mer Méditerranée. »
    Cordialement,

    Olivier Hébrard


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